Lutte contre les espèces exotiques envahissantes
Une espèce exotique envahissante désigne une espèce vivante introduite hors de son habitat naturel et dont la prolifération provoque des dégâts dans le milieu dans lequel elle s’installe.
> Comment les repérer ?
Long d’environ 3 cm, le frelon asiatique est plus petit que le frelon commun. Il se distingue notamment par sa coloration noire, ses pattes jaunes et ses ailes fumées. Les frelons asiatiques construisent des nids de grande taille, situés aussi bien au sol, que dans des arbustes, des haies, des nichoirs ou encore au-dessous des toits et cabanes. En fin d’automne, de nombreuses futures reines quittent ces nids pour établir de nouveaux foyers pour hiverner et établir de nouveaux foyers dès la fin de l’hiver.
> Vous avez constaté la présence d’un nid, que faire ?
Étant donné la dangerosité du frelon asiatique, il est important d’adopter les bons gestes lorsque l’on se trouve face à un nid.
- Signaler le nid à la mairie en indiquant ses coordonnées et le lieu précis s’il est sur l’espace public.
- Ne pas intervenir soi-même, le risque d’attaque collective étant très élevé. Il faut faire appel à des professionnels qui ont des équipements de protection adaptés et des moyens de destruction performants.
- Ne pas approcher du nid ou effectuer une activité susceptible de déranger les frelons.
- Ne pas tailler de haies ou débroussailler pour éviter toute source de vibration à côté du nid.
- Faire attention où l’on marche si vous observez des frelons sortir de terre.
> La commune apporte un soutien financier
Afin de lutter contre cette espèce invasive, la commune soutient financièrement les habitants faisant appel à des sociétés spécialisées pour détruire ces nids. Une prise en charge financière de 50 % maximum du montant de la facture est possible (plafonnée à 75 €), à raison d’une prise en charge par foyer et par année civile. La période d’intervention n’est plus limitée du fait du réchauffement climatique mais le nid détruit doit être actif.
Le paiement par la mairie se fera uniquement si l’intervention a bien concerné un nid de frelons asiatiques.
> Les habitants devront fournir : un RIB, une photo du nid, un justificatif de domicile (propriétaire ou occupant) mentionnant l’adresse concernée, ainsi que la facture acquittée de l’entreprise, qui devra mentionner la date et l’adresse de l’intervention, ainsi que l’enlèvement ou la destruction d’un nid de frelons asiatiques.
Les ragondins, originaires d’Amérique du Sud, ont envahi la région de la Brière en Loire-Atlantique, où leur surpopulation crée de nombreux problèmes écologiques et agricoles.
En effet, les ragondins dévorent les plantes aquatiques et fragilisent les berges en creusant des terriers, causant l’érosion des sols et menaçant les habitats naturels. Leur présence perturbe également la biodiversité locale et modifie les écosystèmes aquatiques.
Sur le plan agricole, ces rongeurs endommagent les cultures en attaquant les racines des plantes, notamment le maïs et les céréales, tout en perturbant le travail des machines agricoles. Ils peuvent également être vecteurs de maladies comme la leptospirose.
En lien avec Polleniz, des actions de gestion, individuelles et collectives, sont mises en place sur la commune et en Brière par différents acteurs :
- Le piégeage et le tir pour réduire leur nombre ;
- La régulation des populations via des programmes de contrôle ;
- La sensibilisation des riverains et agriculteurs pour signaler leur présence ;
- La surveillance écologique pour suivre l’évolution de la situation.
Le moustique tigre est une espèce particulièrement agressive envers l’homme. Il pique dans la journée, principalement à l’aube et au crépuscule, le plus souvent à l’extérieur.
A l’image des autres moustiques, sa piqûre peut provoquer de simples réactions inflammatoires locales, accompagnées de démangeaisons modérées. Elle peut aussi déclencher des réactions inflammatoires plus étendues, symptômes de réactions allergiques locales.
Dans des situations de piqûres multiples, chacune peut entraîner une réaction modérée ou plus importante. Selon le niveau inflammatoire, il est recommandé de consulter un médecin
> Comment les repérer ?
Taille : 5 mm
Signes distinctifs : silhouette noire, rayures blanches sur l’abdomen et les pattes, ligne blanche de la tête au thorax.
Particularité : il est silencieux et préfère les zones ombragées.
> Vous avez constaté la présence de moustiques tigres chez vous, que faire ?
Si vous le croisez, signalez-le :
signalement-moustique.anses.fr
Pour limiter sa prolifération, adoptons les bons gestes !
- Videz vos coupelles, gamelles, pluviomètres et abreuvoirs une fois par semaine pour éviter que la larve de moustique s’y installe ;
- Rangez et retournez les contenants ou remplissez de sable les coupelles de pots de fleurs ;
- Nettoyez les regards d’eau de pluie, les bondes et les siphons ;
- Couvrez d’une moustiquaire vos récupérateurs d’eau.
Restauration de la mare de la Gaudinais, un exemple de lutte contre la jussie
Ces dernières années, la mare de la Gaudinais s’est progressivement recouverte de jussie, cette plante exotique qui prolifère dans les marais et les plans d’eau. Invasive, la jussie a peu à peu chassé la faune et la flore originaires de ce lieu.
En 2024, en partenariat avec le Parc Naturel Régional de Brière et le Syndicat du Bassin Versant du Brivet, la ville a mis en place un plan de restauration de cette mare qui accueillait historiquement les eaux pluviales du bourg.
Après un premier arrachage mécanique de la jussie, puis la plantation de variétés arbustives et aquatiques adaptées au milieu, l’entretien régulier de la mare va favoriser le retour de la biodiversité. Les amphibiens, tels que le crapaud épineux, la grenouille agile ou encore le triton palmé, pourront venir s’y reproduire au printemps. Libellules, araignées d’eau, passereaux et même pipistrelles communes (chauve-souris fréquentant le bourg) devraient également apprécier ce nouvel écosystème.
A SAVOIR : les poissons rouges, les carpes chinoises et autres animaux exotiques comme les écrevisses de Louisiane ou le ragondin n’ont pas leur place dans cette mare ! Leur introduction nuirait gravement à l’équilibre naturel du plan d’eau.
Les chenilles processionnaires :
À partir du printemps, les chenilles processionnaires commencent à sortir de leurs nids pour entamer leur cycle au sol. Présentes dans de nombreuses communes, ces insectes, reconnaissables à leur déplacement en file indienne, peuvent présenter un risque pour la santé humaine et animale.
Pourquoi sont-elles dangereuses ?
Les chenilles processionnaires sont couvertes de poils urticants microscopiques, qu’elles libèrent en cas de stress ou de menace. Ces poils peuvent provoquer :
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Des réactions allergiques cutanées (démangeaisons, rougeurs),
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Des atteintes oculaires ou respiratoires,
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Des réactions graves chez les animaux, en particulier les chiens, qui risquent de lécher ou de mordre les chenilles ou leurs nids.
Où les trouve-t-on ?
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Dans les pins : on observe des cocons blanchâtres au bout des branches, visibles dès l’hiver.
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Dans les chênes : les nids sont plus discrets, mais les processions de chenilles sont fréquentes au sol à la belle saison.
Vous avez constaté la présence de chenilles processionnaires, que faire ?
L’association Polleniz propose aux habitants des Pays de la Loire de bénéficier d’un traitement biologique et/ou de la pose d’écopièges. Ces deux méthodes sont utilisées à des stades différents du développement de la chenille et sont complémentaires.
- Le traitement biologique : le produit pulvérisé (inscrit à la liste des produits de biocontrôle) détruit le système digestif des chenilles lorsqu’elles l’ingèrent en même temps que les aiguilles. Il sera donc appliqué à l’automne, période où elles en consomment en grande quantité.
- Ecopiège : le piège est positionné autour du tronc de l’arbre avec un sac rempli de terre. Une collerette installée autour du tronc de l’arbre capte les chenilles en procession pour les diriger dans un sachet de terre suspendu à l’arbre. Une fois posé, un entretien du piège est nécessaire tous les ans. La pose s’effectue entre octobre et mars.
> Demandez l’intervention d’un technicien Polleniz.
Service
Mairie de Saint-André-des-Eaux
02 51 10 62 62
5, Place de la Mairie
44117 - Saint-André-des-Eaux
Élu·e
Laurence Le coadou
Adjointe déléguée à la transition écologique.